Entretien avec Marine, une “sorcière” sur l’Internet

16/10/20

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Nous avions rédigé il y a peu un article parlant d’Internet comme étant un nouveau terrain de jeu privilégié pour la sorcellerie et ses applications. Je n’ai pas pu résister à l’occasion de vous proposer un entretien avec Marine, quelqu’un de très proche, qui baigne dans ce milieu. Après la théorie et les explications, voici un entretien qui va rendre concret ce dont nous avions parlé précédemment. Vous allez y découvrir une personne attachante et surtout pleine d’envie à l’idée de partager ses expériences et de vous faire découvrir ce milieu.

Q : Peux-tu te présenter rapidement ici?
R : Alors, je m’appelle Marine, j’ai 27 ans. Je suis née en France, d’origine polonaise et espagnole.

Q : Comment nous parlerais-tu de tes relations à la sorcellerie et à la magie? Quil sagisse de tes idées, de tes pratiques...
R : Tout d’abord, mon arrière grand-mère polonaise était guérisseuse. Mon ex mari l’appelait “la sorcière”. Il y a eu un repas de famille où elle ne l’a pas quitté des yeux, elle ne l’aimait pas. Il disait qu’elle lui jetait des sorts. À l’époque, j’en ai rigolé.
Petite, ma maman me disait que je parlais aux animaux, qu’ils me faisaient confiance. Toute espèce confondue. Même les plus appelés ou les plus sauvages.
Depuis quelques années, ma maman a décidé de m’apprendre ce qui est inné chez nous. Elle m’a beaucoup partagé ses découvertes, ses expériences nouvelles... Et à sa plus grande surprise, à tout ce qu’elle me transmettait je répondais “Oui, je sais”. Et au fond de moi, oui, je savais. C’était en moi depuis toujours et je vivais avec. Elle s’est tournée vers la communication animale, la lithothérapie, les soins énergétiques. Pour ma part, étant très terre à terre, j’ai eu beaucoup de mal à me dire que ce que je voyais, ressentais ou ce que ma mère faisait fonctionnait vraiment. C’était étrange à mes yeux alors j’ai longtemps mis une réserve.
Au jour d’aujourd’hui, je crois que je ne réalise toujours pas que j’ai de la magie dans les mains. Mais ça fonctionne, alors je n’en prive pas les gens autour de moi! Je pense que lorsque j’aurai plus confiance en moi, je serai capable de faire bien plus encore!

Q : Peux-tu nous raconter quelques unes de tes expériences numériques ou non?
R : Mon premier soin à distance, tout d’abord. C’était animalier, sur un chien. Sur un groupe Facebook, j’ai vu un post sur ce chien attaqué par un essaim d’abeilles. J’ai contacté le propriétaire de l’animal en lui demandant si je pouvais tenter de l’aider, l’histoire m’avait touché. J’ai agis sans que l’on me donne de protocole, en expliquant mon ressenti après-coup (oreille qui claque, endroit où j’étais pendant le soin, ce que j’ai vu et vécu). On m’a répondu “Bah oui, tu étais en onde alpha, c’est ça, et tu as fait une communication animale en même temps”. Je ne connais pas tout ce vocabulaire que les gens apprennent. Étant donné que c’est inné, je fais et ça marche, c’est tout. Mais visiblement, je fais comme on “doit” faire.
Et avant d’avoir assez confiance en moi, j’ai eu un cas d’un bébé qui avait subi une opération et hurlait. Les parents publiaient désemparés sur les réseaux sociaux. Je proposais les services (gratuits) de ma maman. Et à chaque fois qu’elle finissait le soin, le bébé s’endormait. C’est comme cela que j’ai compris que ce n’était pas un hasard. Je ne prévenais pas les parents de l’instant T, où maman agissait. Mais quand je disais “Voilà, ça y est”, on me répondait “C’est drôle, il vient de s’endormir”.

Q : Quelles sont tes utilisations dInternet de façon générale, hors du milieu magie/sorcellerie?
R : J’utilise Internet pour les réseaux sociaux en règle générale, pour garder contact avec les gens que j’aime.

Q : Fréquentes-tu des sites Internet sur ces thématiques? Peux-tu nous en citer et nous expliquer ce que tu y trouves?
R : Dans ces thématiques, je l’utilise pour les potions (ça pourrait être une blague, mais non, je vous assure que ce n’en est pas une). J’essaie de bannir du quotidien le plus de choses qui ne sont pas naturelles : alimentation, entretien, cosmétiques... J’essaie alors de tout faire moi-même. J’étudie donc les bienfaits des plantes, des huiles, etc.. Cela pour guérir, soigner et prévenir aussi, tout comme pour améliorer et résoudre les problèmes que l’on peut rencontrer au quotidien (repousser les mouches, prendre soin de telle ou telle plante, etc.).
J’utilise aussi Internet pour comprendre les significations que je ne connais pas par coeur. “Pourquoi telle ou telle chose arrive? Qu’est-ce que ça veut dire? Quel message m’envoie l’univers ou mon inconscient?”.
Par exemple, je suis atteinte d’endométriose. Je suis guérie. Quand je suis heureuse, si je me pose trop de questions précises, ma maladie refait surface et m’embête. Je suis capable de stopper la progression et les douleurs. Je sais d’où elles viennent. Et si je ne veux vraiment plus de désagréments, je dois changer mon quotidien.
La prise de conscience aide à la guérison. Je me sers d’Internet dans ce sens, pour aider les gens à voir ce qu’ils ne voient plus.

Q : Même question en ce qui concerne les pages/groupes à thème sur les réseaux sociaux?
R : Pour les groupes et les pages, je les fuis. Ma confiance en moi est souvent atteinte. Et je n’aime ni le conflit, ni les prises de tête. C’est bien souvent le manque de bienveillance qui me fait fuir.

Q : Tes amis et ton entourage sont-ils au courant de ces intérêts, y compris sur Internet?
R : Très peu, je n’ai pas vraiment envie de finir sur un bûcher! Mais je suis de plus en plus dans l’acceptation, j’assume d’être... une gentille sorcière. Et étonnamment, les gens s’ouvrent à mon regard et me demandent des conseils.

Q : Que pourrais-tu conseiller à quelquun qui souhaiterait nouvellement se plonger dans cet univers?
R : De s’écouter,... De laisser son instinct le guider! De ne pas rester seul. Et surtout, de ne pas oublier que vous êtes une bonne personne!

Q : As-tu des petits mots à nous donner afin dencourager nos lecteurs à sintéresser à ce milieu qui est le tien?
R : Juste peut être de se dire que ça ne coûte rien d’essayer, de revenir aux essentiels, à des choses plus naturelles et moins individuelles... Et d’y réfléchir! Car souvent, quand on lit sur ces sujets, on se dit “Tiens, ma grand-mère disait toujours ça, elle me donnait ça à boire, à manger quand j’avais mal”. On a tous des souvenirs de choses étranges, de choses que l’on a vu ou vécu. Des choses dont on ne parle pas trop car c’est “trop bizarre”. Toutes ces petites choses que l’on finit par oublier, mais qui à mon sens détiennent une immense vérité.

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