Les jeux vidéo au secours du sport professionnel

9/10/20

Actualités

Tout amateur de football qui s’intéresse un tant soit peu au milieu des jeux vidéo connaît Football Manager. Cette simulation de football qui vous place dans la peau du manager d’un club est réputée pour sa justesse en ce qui concerne la réalité de l’évolution des jeunes joueurs. C’est pour cela que le président du Toulouse Football Club a décidé de s’aider du célèbre jeu.

Le Toulouse Football Club (TFC, souvent abrégé Téfécé) a récemment connu une descente en Ligue 2 (deuxième division professionnelle française) après plusieurs années passées dans l’élite. Après une longue période de disette sans aucune victoire dans un match officiel, les temps sont durs du côté du club de la ville rose. Pourtant, le club a été racheté par un fonds américain, RedBird Capital Partners, qui amène une nouvelle vision totale dans le milieu du football.

Le Toulouse Football Club est l’un des grands clubs de football français.

Les esprits sont sans doute bien plus ouverts au sein de RedBird, et les méthodes employées plus modernes et diversifiées. Preuve en est, Damien Comolli, président du club, admet que l’institution va bientôt s’aider du jeu Football Manager : “On ne se sert pas encore de Football Manager, mais on va le faire. Il y a beaucoup de clubs qui l’utilisent. Ce ne sera pas une base de recrutement essentielle dans notre stratégie mais ça peut aider. La taille et les ambitions du club n’ont rien à voir avec la volonté d’utiliser la data ou pas. Prenez les deux équipes finalistes de la Ligue des Champions [plus grande et prestigieuse coupe d’Europe] l’an dernier, Tottenham et Liverpool : elles ont été construites avec la data. Leipzig, demi-finaliste de Ligue des Champions, travaille sur la data. Lorient est monté, le club à un responsable de la data. Nous ne sommes pas une exception.”

Car dans Football Manager, les données sont réputées pour leur fiabilité, et les évolutions des jeunes joueurs les plus talentueux se révèlent bien souvent dans le juste. Les données du jeu pourraient donc alors révéler de futurs grands talents. Et le système marche, comme le confirme Comolli : “Des recruteurs font des observations sur le terrain. Ensuite, ils rédigent des rapports et on vérifie avec la data. Ou alors on interroge la base de données, qui nous sort des joueurs suivant certains critères, que l’on demande aux recruteurs de vérifier. Ça marche dans les deux sens. Tous les recrutements faits grâce à la data ont confirmé ce qu’on vu les recruteurs. Le meilleur moyen d’exploiter le recrutement en live sur le terrain et la data, c’est de mixer les deux.”

Nous verrons d’ici quelques mois et quelques années la future évolution de cette méthode de recrutement, mais une nouvelle fois le numérique, le virtuel avec de forts liens avec le réel, est là afin d’aider et accompagner une entreprise (un club de football ici). Le modèle n’est pas nouveau à l’étranger, mais semble une première avouée en France (avouée, car beaucoup de recruteurs s’aident sans doute déjà de ce formidable outil.

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