TousAntiCovid, nouvelle application de suivi pour les cas contacts

23/10/20

Actualités

StopCovid avait été lancé par le gouvernement afin de tenter d’enrayer la propagation du SARS-CoV-2. Celle-ci, dont nous avions fait un test au sein de nos pages, n’a pas rencontré le succès espéré. Le jeudi 22 octobre, c’est une nouvelle application qui est lancée sur les smartphones tournant sous iOS et Android. L’application est disponible au téléchargement sur les stores depuis le jeudi 22 octobre 2020. Si vous êtes déjà détenteur de StopCovid, il ne s’agit que d’une simple mise à jour afin de bénéficier des nouvelles fonctionnalités.

Le 14 octobre, lors de son entretien à France 2 et TF1, Emmanuel Macron a abordé le sujet de l’échec de Stop Covid. “Ça n’a pas marché”. En effet, le nombre de téléchargements a été faible, et cela ne prend pas en compte ceux qui ont téléchargé l’application puis l’ont supprimé. Selon lui, “Personne n’a réussi à [en] faire un vrai outil d’alerte”. En effet, depuis son lancement au début du mois de juin, elle n’a été installée que 2,7 millions de fois (contre 16 millions en Grande-Bretagne et 20 en Allemagne). Seules 800 personnes ont eu une notification de contact avec une personne positive.

Pour tous ceux qui s’attendaient à de grands changements à l’annonce d’une nouvelle application, ce ne sera pas le cas. Bruno Sportisse, directeur de l’Inria et à la tête du projet, a annoncé en conférence de presse que “Le coeur de l’application est resté inchangé”. L’objectif de l’application est toujours de prévenir son utilisateur s’il a été en contact avec une personne positive au Covid-19. Bien entendu, il faut que cette autre personne soit elle-aussi détentrice de l’application et que celle-ci soit laissée ouverte sur son téléphone.

Quelles sont les conditions de contact détectées par l’application? Comment les choses ont-elles évoluées sur ces questions-là? Il faut se l’avouer, tout est resté identique là-dessus. Deux utilisateurs sont en contact s’ils sont restés à moins d’un mètre pendant un minimum de quinze minutes, avec application activée. Il faut aussi que l’utilisateur qui est déclaré positif le précise sur l’application afin d’entraîner la notification à toutes les personnes qui ont été en contact.

Il y a une priorité au dépistage suite à la détection d’un contact positif. En effet, vous devenez cas contact et êtes donc prioritaire. Comme il est dit sur le site du ministère de la santé : “Cette alerte permet à l’utilisateur de se faire dépister prioritairement, au même titre qu’une personne contact identifiée par les médecins ou l’Assurance-maladie”.

Mais dans cette version, des nouveautés ont été ajoutées afin d’inciter au téléchargement. Dans l’immédiat, il y a déjà un moyen d’accéder directement à l’attestation de sortie dérogatoire pour les zones soumises au couvre-feu. De plus, et comme l’a déclaré Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, l’application bénéficiera de nouveautés toutes les deux semaines. Nous nous souvenons qu’il était parfois contraignant de gérer ces attestations durant le confinement de début 2020, c’est là un sacré avantage qu’apporte l’application.

L’une des nouveautés qui fait partie des points forts de l’application concerne les outils d’information. On y trouve notamment : les chiffres pour l’état de la pandémie en France, les données d’utilisation comme le nombre d’utilisateurs et de notifications envoyées, sont disponibles. Les chiffres concernant des échelles plus locales seront ajoutés dans les jours à venir. Ces données permettent aux utilisateurs de prouver un peu plus encore l’utilité de cette application.

Il y a également ses liens vers un questionnaire vous donnant des conseils personnalisés si vous présentez des symptômes, ou bien à des renvois vers des centres et/ou lieux de dépistage possibles. Au sujet de ces centres de dépistages, si la géolocalisation en est assez proche, l’utilisateur bénéficie même d’un temps d’attente pour s’y faire tester (allant de “faible” soit moins de trente minutes, à “élevé” soit plus d’une heure).

Et qu’en est-il de l’interopérabilité européenne? Il en a été question dès le mois de juin entre les États membres de l’Union européenne. Certains pays l’ont déployée il y a quelques jours, mais pas encore la France (on y trouve notamment l’Allemagne l’Italie et l’Irlande). Mais notre application française n’est pas compatible avec cela, et il est conseillé aux transfrontaliers de télécharger les applications des deux pays concernés par leur habitation ou leur travail.

Il va être intéressant de voir quelles vont être les évolutions de cette application. Va-t-elle être plus téléchargée et plus efficace? Dans tous les cas, le Gouvernement compte bien en faire une communication bien plus importante que pour la précédente, la faisant passer comme un geste barrière. Les hôtels et restaurants vont par ailleurs eux-aussi fortement recommander leurs clients à télécharger l’application. Mais précisons que selon la loi, aucun commerce ne peut obliger un client à télécharger et utiliser TousAntiCovid...

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