J’ai essayé pour vous... L’application StopCovid

8/6/20

Actualités

Le confinement a beau être terminé, nous savons tous que la pandémie que nous venons de connaître n’est pas encore derrière nous. Les gestes barrières sont maintenus, et le retour à la vie d’avant n’est pas pour demain. Plusieurs nouveautés existent, mais l’une d’entre elles agite tout particulièrement la toile : l’application StopCovid.

Nous lisons de tout au sujet de l’application StopCovid. Elle a beaucoup de détracteurs qui s’emparent de nombreux sujets : pour certains il s’agit là d’un véritable traçage d’État personnalisé, d’autres prétendent que le gouvernement a alors un accès libre à nos contacts... Nous ne reviendrons pas sur ces discussions, les articles dessus sont déjà bien assez nombreux et nous ne sommes pas là afin de polémiquer. Intéressons-nous aux faits, et parlons plutôt de l’application et de son utilisation en elle-même.

L’application “StopCovid France” est disponible sur les Apple Store et Play Store. L’idée est que chacun puisse l’utiliser, étant de santé et de bien public. Précisons que ce test a été effectué sur un Huawei P30 lite, même si cela ne devrait pas avoir de répercussion, l’application étant censée être la même pour tous.

Le téléchargement s’avère être assez rapide, tout comme son ouverture. D’emblée, le message est clair : “Protégeons nos proches, protégeons-nous et protégeons les autres. Avec StopCovid, participez à la lutte contre l’épidémie en limitant les risques de transmission”. À la suite de la lecture de ce message, tout est encore très clair et vous implique. Vous ne choisissez pas d’aller vers “Suivant” mais vous cliquez sur “Je veux participer”.

Cela vous renvoie sur la page suivante qui vous annonce les trois axes principaux de l’application. Comment allez vous pouvoir participer à la protection du plus grand nombre? Il est question en premier d’activer le Bluetooth de votre smartphone afin que l’application puisse détecter les appareils des autres utilisateurs qui utilisent l’utilisent également. L’application va par la suite vous informer si vous avez été à proximité d’un autre utilisateur qui a pu être testé positif. Bien entendu, cela ne concerne que ceux qui ont l’application et qui jouent le jeu en renseignant bien ce test positif. Ce renseignement est anonyme : si vous êtes testés positifs vous avez un code à saisir ou à scanner qui avertira les utilisateurs que vous avez rencontrés sans qu’ils ne sachent qui vous êtes.

Vient ensuite une page au sujet de la confidentialité, principal sujet de controverse de cette application. Le gouvernement a sans douté entendu les inquiétudes des Français, et il s’agit donc tout logiquement de la page la plus importante. Cette confidentialité de l’application est annoncée “conforme à la réglementation qui garantit la protection de vos données”. Il est question de l’utilisation du Bluetooth uniquement, et du non-enregistrement et du non-échange des données. Comme il est précisé, “le Bluetooth est utilisé pour obtenir une estimation, sur la base d’un modèle statistique, de la proximité entre deux téléphones”. Les données échangées sont sous la forme de pseudo-identifiants qui sont renouvelés tous les quarts d’heure. Il s’agit de suites de numéros qui ne peuvent pas permettre, à elles-seules, d’identifier l’individu qui est derrière. Les données ne seront partagées entre l’application et le serveur du Ministère des Solidarités et de la Santé qu’en cas de test positif et avec l’accord de celui qui a été testé. En attendant, les données sont stockées sur le téléphone portable et effacées automatiquement après 14 jours, si vous ne les supprimez pas avant.

Vous devez par la suite valider le fonctionnement par Bluetooth et accepter que l’application fonctionne “de manière continue en arrière plan”. Bien entendu, si l’application est fermée, les contacts ne seront pas pris en compte. Il vous faut autoriser l’optimisation batterie, obligatoire avant d’aller plus loin. Cela va permettre que sur des fonctionnements de puissance réduite, en cas de batterie faible notamment, l’application continuera à fonctionner normalement.

Validez ensuite l’autorisation de notifications afin d’être averti “en cas de risque”. Ce risque est envoyé si vous avez été dans une “distance estimée à moins d’un mètre et pendant au moins 15 minutes”.

Vous avez ensuite le droit à un rappel des gestes barrières, qui sont “primordiaux”. Cette application ne fait pas tout et il convient de continuer à se prémunir du virus par la poursuite de la systématisation de ces mêmes gestes.

Ensuite, vous pouvez activer StopCovid et de là, l’application est lancée et se met à fonctionner. Dans le véritable menu de l’application, trois parties existent. Dans “Protéger”, vous pouvez activer l’application (ou bien la désactiver, au choix). Une partie “Me déclarer” permet de saisir le code ou bien de le scanner si vous avez été testé positif. Enfin, dans “Partager” il est possible de partager cette application afin d’inciter ses proches à nous y rejoindre.

Sans rentrer dans les détails et les controverses, StopCovid s’avère être une application simple à utiliser. Non pas qu’elle soit tant intuitive, elle est surtout extrêmement directive, et une fois installée vous n’avez plus rien à faire d’autre que de la laisser tourner et déclarer si vous êtes positif à un test. Voyons désormais dans les semaines à venir l’efficacité sanitaire de la plateforme afin de pouvoir effectuer un retour sur son utilité de santé publique.

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