Travailler grâce aux lives sur les réseaux sociaux : entretien avec la photographe Audrey Bellot

29/5/20

Actualités

Audrey Bellot est une jeune photographe animalière spécialisée dans le milieu canin. L’une des meilleures en France, dont la reconnaissance n’est plus à faire. La photographie, ce n’est pas que la prise de vue. c’est aussi tout le travail de retouches numériques qui s’ensuit. Toutefois, Audrey donne également des cours à des professionnels et à des amateurs (qui en touchent tout de même un peu déjà). Ceux-ci peuvent la rencontrer lors de stages. Audrey s’est aussi tournée vers Internet, où elle travaille avec Claudio Piccoli (considéré par un grand nombre comme la référence en la matière).
Son rapport au numérique est donc important, et c’est avec un immense honneur que nous avons pu avoir un entretien avec elle. C’est une personnalité attachante que nous découvrons, partagée entre sa passion pour la photographie et le numérique mais aussi la nature, le vivant, et le contact humain. Nous en profitons pour la remercier pour le temps accordé ainsi que la sympathie dont elle a pu faire preuve au cours des échanges autour de l’entretien que nous avons mené ensemble.

Q : Peux-tu, pour nos lecteurs, te présenter ainsi que ton activité?
R : Je m’appelle Audrey Bellot, j’ai 22 ans et je vis en Auvergne avec mes trois chiens : Laos, Cannelle et Sophocle. Je passe la plupart de mon temps à vadrouiller un peu partout. J’aime découvrir les endroits fascinants de ma région, toujours accompagnée de mon plus fidèle compagnon Laos, adopté en refuge en 2018.
Depuis plusieurs années, je suis spécialisée dans la photographie de nos amis à quatre pattes : les chiens. Je suis fascinée par ces êtres sensibles et captivants à la fois... C’est l’animal auprès duquel je me sens bien, et avec lequel je communique le mieux jusqu’à présent!

Q : Quels sont les liens qui existent et que tu entretiens entre ton activité professionnelle et le numérique? Et quid d’Internet?
R : J’utilise principalement les logiciels Lightroom et Photoshop afin de retranscrire la scène que j’imaginais le jour où j’ai réalisé ma photo, mais aussi Skype et un logiciel de capture d’écran pour mes formations en ligne : ZD Soft Screen Recorder.
Pour moi Internet est un élément essentiel dans mon activité qui ne s’arrête pas qu’aux séances photos, mais s’étend également aux formations pour les amateurs et les professionnels souhaitant élargir leur connaissance en photo créative de chien.

Q : Comment as-tu modifié ton rapport professionnel au numérique pendant la période de confinement?
R : En voyant cette période arriver, je n’avais aucun doute sur les méthodes à mettre en place, du moins pour la plupart d’entre elles. J’ai par conséquent réalisé beaucoup de coaching en ligne, mais ce n’est pas tout. Nous avons également mis en place avec mon ami Claudio Piccoli, photographe canin en Italie, des lives sur Instagram afin d’envoyer des ondes positives au coeur de cette période difficile.
Ces lives consistaient simplement à donner nos astuces en photographie à tous ceux qui venaient les voir. Tout cela gratuitement bien sûr.

Q : Quels retours as-tu de tes followers et élèves?
R : Je dirais que la majorité des personnes ayant suivi nos lives étaient très satisfaits. Nous avons eu des retours incroyables! Des cadeaux, des messages d’encouragement et de soutien. Nous avons même reçu une vidéo surprise, que l’on a visionné tous ensemble durant un live, que nos abonnés ont réalisé d’eux-mêmes pour nous dire un grand “Merci”! J’étais sans voix, en train d’essuyer mes larmes. Ce qui était pour nos de simples lives Instagram était bien plus pour eux... Nous ne nous attendions pas du tout à cette surprise.

Q : Maintenant que ces “lives confinement” sont finis, que retiens-tu de cette expérience?
R : Internet et les réseaux sociaux ont aussi de bons côtés. Je passe peu de temps sur Facebook car on voit souvent du négatif circuler, alors qu’Instagram est une plateforme dédiée aux photos et à l’art en général, à des choses positives donc.
Ce confinement m’a fait réaliser que même si les gens n’avaient pas eu une journée joyeuse, ils pouvaient nous retrouver tous les soirs à 18h sur Instagram pour échanger, rire et se relaxer.
J’ai aussi appris à avoir confiance en moi. J’étais assez timide au départ dû à mon anglais qui mérite beaucoup d’améliorations... Mais je me sentais moins seule auprès de Claudio et de son magnifique accent Italien.

Q : Tu as sans doute pu augmenter le nombre de lives grâce au travail réduit durant le confinement. Penses-tu essayer de poursuivre ou bien retourner à la façon dont tu travaillais auparavant?
R : À la fin du confinement, nous étions censés retourner à notre routine. Mais nous en avons décidé autrement.
C’est pourquoi nous avons annoncé lors de notre tout dernier live sur Instagram que nous nous lancions sur Patreon afin de poursuivre nos lives. Notre communauté était réjouie de cette nouvelle. Nous avions mis en place 3 formules différentes et accessibles à tous (la première est à seulement 5€). Ces lives sont désormais beaucoup mieux organisés, réalisés sur une plateforme professionnelle et avec un replay de 24h. Nous en réalisons environ 2 à 3 par semaine.

Q : Sais-tu si des internautes qui ne te suivaient pas d’habitude, ou pas attentivement du moins, ont rejoint ou suivi tes lives?
R : Oui, tout à fait! Comme nous étions deux avec Claudio, nous avons pu nous faire connaître mutuellement. Nos communautés respectives ont également beaucoup partagé autour d’elles. Ce fût pour nous un vrai succès!

Q : Aurais-tu des conseils à nous donner pour une communication réussie sur Internet et les réseaux?
R : Premièrement, ce qui compte le plus pour moi, c’est l’orthographe et la syntaxe. Cela demande de l’exercice et il faut parfois écrire et réécrire plusieurs fois afin que notre message passe de la meilleure façon possible... Une phrase inondée de fautes d’orthographes peut faire fuir. Claudio et moi-même conseillons d’écrire en anglais afin de toucher le plus de monde, ce qui est l’un des plus gros problèmes en France...

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