Histoire d’Internet. Troisième partie : le courrier électronique

1/6/20

Actualités

Nous avons vu dans les deux premières parties de cette saga historique les prémices et la création de ce qui allait par la suite devenir l’Internet. Nous nous étions arrêtés en 1969 avec l’Arpanet, allons maintenant en 1971 pour la création du courrier électronique (ou e-mail en anglais).

C’est aujourd’hui un outil numérique professionnel et/ou personnel qui nous paraît commun tant nous l’utilisons au quotidien. Le courrier électronique (nous utiliserons ici ce terme plutôt que l’anglicisme qu’est celui d’“e-mail”) est né en 1971.

Citons déjà quelques chiffres en provenance du site Arobase au sujet des courriers électroniques :
- 3,9 milliards d’utilisateurs de courriers électroniques en 2019 (soit plus de la moitié de la population mondiale!) ;
- 4,4 milliards de comptes en 2015 à travers le monde. Le chiffre estimé attendu pour 2020 était de 5,6 milliards ;
- En 2019, 293 milliards de courriers électroniques ont été envoyés à travers le monde monde (et ce, sans compter les spams!).

Le courrier électronique en tant que tel prend ses origines en 1965 au MIT à Boston. Il s’agit d’un moyen de communication entre des utilisateurs d’ordinateurs dont les exploitations sont partagées. Ils s’étendent ensuite en réseau, et les utilisateurs peuvent alors se transmettre des messages par le biais de machines différentes. Certaines études avancent que c’est le système AUTODIN qui a été le premier en 1966, alors que le système SAGE avait peu de temps avant des fonctionnalités similaires. Toutefois, c’est bien Arpanet qui va permettre le développement et la véritable création des courriers électroniques tels que nous les connaissons.

Revenons à l’année 1971. Ray Tomlinson, membre de Bolt Beranek Newman Inc., prestataire d’Arpanet, effectue des recherches afin de pouvoir laisser un message entre utilisateurs sur une même machine. Nous ne sommes pas encore véritablement sur la notion du courrier électronique, mais plutôt comme si au travail vous laissiez une note à l’attention de l’un de vos collègues. Une note numérique cette fois-ci. Cela ne vous semble peut être pas quelque chose d’extraordinaire, mais gardez en tête que les ordinateurs sont alors très loin d’être ce qu’ils sont actuellement.

En parallèle à ces recherches, sa réflexion se porte sur un principe d’échange de fichiers par l’intermédiaire de l’Arpanet. Ceci pousserait alors plus loin le principe de réseaux qui avait été mis en place. Ceci permettrait une communication plus aisée et une présence des données rendue possible sur différents ordinateurs. C’est du mélange de ces deux idées que naît le courrier électronique que nous connaissons actuellement.

Il fallait bien que les utilisateurs puissent communiquer par un moyen “personnalisé”. C’est là que naissent les adresses mails, et le désormais fameux sigle “@”, dit arobase mais prononcé “at”. Ray Tomlinson a déclaré s’être servi de cette touche qui ne servait à presque rien sur le clavier pour un traitement de texte (le sigle était parfois introduit dans l’écriture de prix). Celui-ci est présent afin de séparer le nom de l’utilisateur de celui de la machine. La première adresse utilisée a donc été tomlinson@bbn-tenexa.

L’Histoire aimant retenir les grandes premières, beaucoup de messages sont restés célèbres. Le premier télégraphe par Samuel Morse fut “What hath God Wrought?”, le premier message transmis par téléphone par Alexander Bell a été “Mr. Watson, come here; I want you”. Ray Tomlinson ne se souvient désormais pas de ce qui a été envoyé et qui n’a malheureusement pas été conservé. Il pense toutefois que cela était “QWERTYUIOP”, soit la première rangée de lettres d’un clavier qwerty. Nous n’en serons jamais véritablement sûrs...

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