2019 : année-boom pour le e-commerce

27/4/20

Actualités

Depuis le début de la pandémie que nous vivons actuellement, nous entendons beaucoup d’entre nous inciter à se tourner vers les petits commerçants plutôt que des grandes surfaces, franchises ou encore Internet. Certains Internautes ont du coup fait le lien entre la période que nous vivons et de grands chiffres pour le e-commerce. Cette association n’est pas totalement vraie, le commerce numérique ayant connue sa plus forte explosion quelques mois avant la pandémie.

La FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente À Distance) a indiqué jeudi 21 novembre 2019 - veille du Black Friday, jour auquel les sites de e-commerce connaissent des ventes records -, que les dépenses en lignes des consommateurs français allaient sans doute dépasser les 100 milliards d'euros en cette année 2019. Analysons quelques raisons à cette évolution.

Le e-commerce, selon le site definitions-marketing, "regroupe l'ensemble des transactions commerciales s'opérant à distance par le biais d'interfaces électroniques et digitales. Le e-commerce englobe essentiellement les transactions commerciales s'effectuant sur Internet à partir des différents types de terminaux (ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles, TV connectées) sur des sites e-commerce ou applications mobiles marchandes.". C'est autrement dit un commerce, avec des ventes et des achats, mais dont les paiements s'effectuent numériquement grâce à un accès Internet. Attention à ne pas confondre avec le e-business, qui comprend des sphères bien plus larges.

Cette pratique possède beaucoup d'avantages pour ceux qui s'y adonnent. On peut notamment citer la possibilité d'avoir une clientèle plus nombreuse, celle-ci pouvant venir d'un pays voire du monde tout entier. De plus, les coûts sont moindres, car il n'y a pas de local à posséder pour tenir le commerce. Le mélange des coûts diminués et du nombre plus important de clients apporte une marge plus importante au vendeur e-commerce : en effet, ce dernier vend plus tout en ayant moins de frais.

Bien qu'il prospère toute l'année, le e-commerce possède de véritables jours de gloire. Le plus connu d'entre-eux est sans nul doute le Black Friday. En provenance des États-Unis et du Canada, cet événement se déroule le lendemain de Thanksgiving. Les magasins et commerces appliquent alors des prix extrêmement réduits, battant même la grande majorité du temps ceux que l'on observe en période de soldes. Ce jour événement s'est internationalisé, et existe désormais dans un grand nombre de pays (il n'y a qu'à voir les proportions prises en France notamment). Indépendamment du Black Friday, en Chine, le 11 novembre symbolise la fête des Célibataires. Celle-ci part d'une intention des étudiants de l'université de Yankin, et s'est ensuite popularisée. On fête son célibat, certes, mais c'est également l'occasion de le rompre. C’est donc un jour où l’on offre des cadeaux à son prochain, certes, mais le milieu du commerce proposant des prix semblables au Black Friday, il a perdu de sa signification première et est devenu l’équivalent du vendredi américain.

Ces deux dates sont une aubaine pour le e-commerce. En effet, les magasins sont surchargés et le choix est plus vaste sur Internet, ce qui pousse les consommateurs à se tourner vers les achats en ligne. Les rendements sont vertigineux, aussi bien pour les sites que pour leurs propriétaires. En 2017, le chiffre divulgué par Bloomberg avait affolé la toile : Jeff Bezos, patron d'Amazon, avait gagné personnellement 2,4 millions de dollars au cours de la seule journée du Black Friday 2017. Cette année 2019, en Chine lors de la fête des Célibataires, 1 milliard a été dépensé dans les premières 68 secondes qui ont passé minuit! En 2019, Alibaba avait annoncé avoir atteint les 27 milliards d'euros de vente en l'espace de 24 heures. Afin de donner un élément de comparaison, en 2018, les Français ont dépensé toute l'année, en ligne, 92,6 milliards d'euros.

Le très fort développement du e-commerce doit-il pour autant nous inquiéter? Les défenseurs d'une utilisation éco-responsable d'Internet alarment au sujet de la pollution numérique engendrée par cette nouvelle pratique (nous ne pouvons que vous inciter à lire notre article à ce sujet et vous verrez que des utilisations éco-responsables existent bel et bien). Mais selon d'autres points de vue, ceux qui passent par le biais du commerce numérique n'utilisent pas leur voiture pour aller de boutique en boutique, des boutiques qui vont utiliser chauffage, électricité... Chaque cas a véritablement ses avantages et ses inconvénients... Quoi qu’il en soit, il va être intéressant de suivre le devenir de ce e-commerce dans les années à venir.
   

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